Les constantes vibratoires de la Terre : comprendre la résonance de Schumann (et pourquoi elle ne peut pas "s'accélérer")

Les constantes vibratoires de la Terre : comprendre la résonance de Schumann (et pourquoi elle ne peut pas "s'accélérer")


Dans l'univers du son et du bien-être, on entend souvent parler de "fréquence de la Terre", de "battements de la planète qui s'accélèrent" ou encore d'une prétendue montée de la résonance de Schumann, associée à un "réveil de conscience collectif".

Ces idées circulent beaucoup, mais que dit réellement la physique ?

Faisons le point, calmement et avec rigueur, sur ce qu'est une constante vibratoire, ce qu'est la résonance de Schumann, et pourquoi son mécanisme physique interdit toute "accélération" spectaculaire.

Qu'est-ce que la résonance de Schumann ?


La résonance de Schumann porte le nom du physicien allemand Winfried Otto Schumann, qui en a prédit l'existence en 1952. Elle désigne un ensemble de fréquences électromagnétiques très basses qui résonnent naturellement dans l'espace compris entre la surface de la Terre et l'ionosphère.

Concrètement : la surface terrestre est conductrice, l'ionosphère (à environ 60 à 90 km d'altitude) l'est également. Entre les deux se trouve une couche isolante, l'atmosphère. Cette configuration forme une véritable cavité résonnante à l'échelle planétaire, un peu comme une caisse de résonance géante. Les décharges électriques constantes des orages (environ 50 éclairs par seconde dans le monde) excitent cette cavité, un peu comme on frotte le bord d'un verre pour le faire chanter.

Le résultat : une fréquence fondamentale d'environ 7,83 Hz, accompagnée d'harmoniques secondaires autour de 14,1 Hz, 20,3 Hz, 26,4 Hz et 32,4 Hz.

Pourquoi parle-t-on d'une "constante" ?

Ce qui rend la fréquence de Schumann stable, ce n'est pas une convention ou une croyance : c'est une conséquence directe de la géométrie physique de la planète.
La fréquence fondamentale dépend essentiellement de deux éléments :

  • La circonférence de la Terre (environ 40 000 km), qui fixe la longueur d'onde possible de la résonance ;
  • La vitesse de la lumière, elle-même une constante physique universelle.



La taille de la terre est connue et ne peux pas varier, d'où la possibilité d'exprimer sa circonférence donc sa taille qui est une constante que nous pouvons calculer facilement et qui serait exactement de 40 075 km.


Nous connaissons aussi les rapports mathématiques permettant de calculer la vitesse de la lumière, constante universelle.
" Ole Rømer démontre en 1676 qu'elle est finie. Les scientifiques s'attachent ensuite à déterminer sa valeur par divers moyens, la précision s'améliorant au fil des années. Dès la fin du XIXe siècle, il est acquis qu'elle vaut environ 300 000 km/s ; en 1975, le résultat fiable le plus précis est 299 792 458 ± 1 m/s. En 1983, un accord international redéfinit le mètre de telle sorte que la vitesse de la lumière est d'exactement 299 792 458 m/s.

La vitesse de la lumière dans le vide est notamment la vitesse à laquelle se propage le champ électromagnétique dans l'espace. Cette propriété transparaît indirectement dans les équations de Maxwell (1865), et plus directement dans leurs solutions générales et causales que sont les équations de Panofsky-Phillips (1962) et les équations de Jefimenko (1966)." (source wikipédia)

On peut résumer cela par une relation simple : la fréquence de résonance est proportionnelle à la vitesse de la lumière divisée par la circonférence terrestre. Tant que la Terre garde ses dimensions et que la vitesse de la lumière reste ce qu'elle est (ce qui n'a montré aucune variation mesurable en plus d'un siècle d'observations scientifiques), la fréquence fondamentale ne peut pas se déplacer de manière significative. Ce n'est pas une opinion, c'est une conséquence géométrique.

Hans Cousto et l'octave cosmique : donner une voix aux rythmes du ciel depuis 1978

Dans le prolongement de cette idée de fréquences stables et mesurables, il est difficile de parler de vibrations terrestres sans évoquer le travail de Hans Cousto, mathématicien et musicologue suisse né en 1948. En 1978, il publie Die Kosmische Oktave (l'Octave Cosmique), un ouvrage qui pose les bases d'une méthode encore largement utilisée aujourd'hui en sonothérapie.

Son principe repose sur une loi musicale bien connue : doubler une fréquence la fait monter d'une octave, sans en changer la nature. Cousto applique ce principe aux cycles astronomiques eux-mêmes, beaucoup trop lents pour être entendus, en les transposant vers le haut par doublements successifs jusqu'à ce qu'ils deviennent audibles.

Ainsi, la révolution de la Terre autour du Soleil (une année) devient, après 32 octaves successives, une fréquence de 136,10 Hz : c'est la fameuse "note OM", très utilisée en méditation et en bols chantants, et couramment associée au chakra du cœur. De la même manière, la rotation de la Terre sur elle-même (un jour) donne, après 24 octaves, une fréquence de 194,18 Hz, que Cousto a baptisée "la note de la Terre". Il a appliqué cette même méthode aux cycles de la Lune, à ceux des autres planètes du système solaire, et — la boucle se referme ici avec notre sujet précédent — à la résonance de Schumann elle-même.

Voici un tableau qui résume en parti ses travaux sur les fréquences des planètes mais aussi d'autres rapports comme les couleurs et le tempo.



Ayant rencontré Hans en 2022 à la cannatrade, salon international du cannabis qui s'est déroulé du 20 au 22 mai 2022 à Berne en Suisse, j'ai pu passer pas mal de temps avec lui. Je lui ai présenté mes travaux en bio communication car j'étais invité par Roger Liggenstorfer de la maison d'édition nachtschatten, spécialisé dans les plantes psychédélique, afin de faire "écouter" le chant thérapeutique du tabac du Pérou et du Cannabis sur le stand de sa maison d'édition. Encore une première mondiale dont je suis heureux d'avoir pu, en pionnier, en partager l'expérience avec les personnes présentes sur ce salon.

Pour l'anecdote, quand j'ai demandé à Hans comment lui était venue l'idée de calculer les fréquences des planètes, il m'a répondu que c'était les champignons qui lui avaient soufflés. Autrement dit, c'est avec la réflexion sous psylocybine que cette recherche a pu se construire en 1978. S'en suivi l'écriture donc de "l'octave cosmique" qu'on peut retrouver en .PDF gratuitement ici :

https://www.planetware.de/download/cousto/Son_et_Couleur-Octave_Cosmique.pdf




Ici une photo que j'avais prise avec Roger à gauche et Jorge Cervantes, un des spécialistes mondiaux de la culture du cannabis qui avait lui aussi, beaucoup apprécié ma présentation du chant de cette plante enseignante.

Ce qu'il est essentiel de comprendre, c'est que l'octave est une opération purement mathématique (multiplier une fréquence par 2, autant de fois que nécessaire) : elle ne modifie ni la stabilité ni la nature du phénomène d'origine, elle le rend simplement perceptible à l'oreille humaine. Autrement dit, la note OM à 136,10 Hz est stable exactement pour la même raison qu'une année terrestre dure toujours environ 365 jours : ce sont deux façons d'exprimer un seul et même cycle, l'une en jours, l'autre en hertz.

Comme l'équation que j'utilise de Einstein/Planck pour calculer les constantes des fréquences de résonance des molécules, les travaux de Hans Cousto mettent en valeur cette réciprocité entre monde de la matière et monde des énergies en ayant des rapports mathématiques pour passer de l'un à l'autre.


Il est intéressant de noter que Cousto présentait lui-même sa démarche moins comme une preuve scientifique que comme un langage symbolique : un pont entre le savoir rationnel (astronomie, mathématiques) et une intuition beaucoup plus ancienne, celle d'une "musique des sphères" reliant les mouvements célestes aux sons et aux couleurs. Cette nuance est précieuse, et elle rejoint exactement ce qui a été dit plus haut à propos de la résonance de Schumann : la valeur de ces fréquences ne repose pas sur l'idée qu'elles seraient en train de changer ou de s'accélérer pour annoncer une transformation collective, mais au contraire sur leur remarquable stabilité, ancrée dans des cycles astronomiques et physiques qui varient extraordinairement peu à l'échelle d'une vie humaine.

Une fréquence stable, mais pas figée à la décimale près

Il est vrai que des instruments de mesure enregistrent de légères variations, mais il faut bien distinguer deux choses très différentes :

L'amplitude (l'intensité du signal) varie effectivement selon l'heure de la journée, la saison, l'activité orageuse mondiale ou l'activité solaire. C'est normal et bien documenté : plus il y a d'orages tropicaux actifs, plus le signal est fort.


La fréquence fondamentale, elle, reste ancrée autour de 7,83 Hz, avec des fluctuations mineures de l'ordre de quelques dixièmes de hertz, liées à des changements ponctuels de la hauteur ou de la conductivité de l'ionosphère (par exemple lors d'éruptions solaires importantes). Ces variations sont minimes et réversibles : elles ne traduisent aucune tendance de fond, encore moins un “emballement” de la planète.


D'où vient le mythe de l'accélération ?

L'idée selon laquelle la résonance de Schumann serait passée de 7,83 Hz à des valeurs bien plus hautes (parfois 16, 30, voire 40 Hz dans certains contenus viraux) circule sur internet depuis plusieurs années, souvent accompagnée de graphiques dont la source n'est jamais clairement identifiable ou vérifiable. Ce récit s'est répandu dans certains milieux liés au développement personnel et à la spiritualité, où il est parfois interprété comme un signe d'"élévation vibratoire" collective.

Le souci, c'est que ce récit confond plusieurs choses : des pics d'intensité ponctuels (l'amplitude, pas la fréquence), du bruit de mesure provenant d'instruments non calibrés ou situés près de sources électromagnétiques humaines, et une lecture symbolique du mot "vibration" qui n'a plus grand-chose à voir avec le phénomène physique mesuré par les géophysiciens. Aucune étude scientifique publiée et vérifiable ne rapporte de dérive durable de la fréquence fondamentale de Schumann.


Voici un exemple de graphique qui est souvent interprété à tord par certaines personnes anxieuses ou dans des croyances. Elles vont donner un sens via leur point de vue sans prendre en compte plusieurs facteurs pour que cela aille dans le sens de leur conviction.
Ici on percoit une activité temporaire accrue allant vers les 30 hz. Pour commencer, nous devrions "entendre" un bruit puisque l'oreille humaine percroit des sons à partir de 20 Hz. Donc logiquement, tout ce qui est au dessus de 20 Hz peut s'entendre par le commun des mortels. Hors, nous n'entendons aucune modification réel dans nos environnements par l'ouïe. De plus, ces personnes ne prennent pas en compte de possibles changements liés à des phénomènes tropicaux avec une source électrique importante qui peut modifier naturellement sur un court temps la résonance de Schumann. Ils ne prennent pas non plus en compte les appareils dit de géo-ingénierie qui pourraient modifier de manière synthétique les ondes organiques. Des appareils comme HAARP ont cette capacité et ces outils existent bel et bien, ils sont utilisés depuis plus de 80 ans par plus de 50 pays. Il est donc non négligeable de prendre en considération ce facteur dans ces perturbations temporaires des résonances de Schumann avant d'avoir un discours sensationnaliste et des prétentions à une "augmentation de la vibration de la terre" quand on voit bien que c'est temporaire et que tout revient toujours à une normale avec la fréquence de 7,83 Hz.

Cela ne veut pas dire que l'idée d'une transformation intérieure, d'un changement d'état de conscience ou d'une transition collective n'a pas de sens sur le plan humain ou symbolique, simplement que ce vécu-là ne peut pas être mesuré ou validé par la fréquence électromagnétique de la cavité Terre-ionosphère. Ce sont deux registres différents : la métaphore et la mesure.

si des gens s'éveillent au potentiel de la biorésonance et des ondes biocompatibles c'est très bien mais ne pas confondre son éveil personnel avec des paramètres qui régissent la vie sur terre et qui sont des constantes pour permettre à cette vie d'être pérenne. 
Je comprend qu'on peut être enthousiaste et passionné car je fais parti de ces gens là mais j'ai aussi à coeur de prendre du recul, d'avoir un temps d'analyse, d'user du bon sens et du discernement pour ne pas tomber dans le piège du sensationnalisme et de dire "Eureka j'ai trouvé". Nous sommes en "apprenti-sage" et non des "apprentis-sorciers", nous avons donc le devoir de prendre du recul et de faire une analyse en conscience de ces phénomènes avant de prétendre de les comprendre. C'est un chemin initiatique qui prend du temps, à nous de rester aussi ces conventions "cosmiques" pour ne pas induire en erreur certaines de nos frères et soeurs fragiles émotionnellement qui eux attendent une forme de "sauveur" ou de solutions alors que tout est déjà en nous.

Nous naissons créature mais pas essence, nous sommes créateurs.

Pourquoi cette distinction compte, aussi pour le son et le bien-être

Avec le projet naturasounds, j'étudie avec conscience et respect le son dans sa fonction première qui est thérapeutique. Il a un pouvoir réel sur le corps et l'esprit et c'est justement pour cette raison qu'il me semble important de distinguer ce qui relève de la physique mesurable de ce qui relève de l'expérience subjective et symbolique.

Utiliser 7,83 Hz comme fréquence d'ancrage dans une pratique sonore, une méditation ou un accompagnement au sommeil garde tout son intérêt et sa cohérence : c'est une fréquence stable, présente en permanence dans notre environnement depuis que la Terre existe sous sa forme actuelle, et à laquelle notre physiologie s'est adaptée sur des millions d'années. Des générateurs de fréquences inclus cette fréquence de base et de nombreuses personnes témoignent des vertus qu'ils peuvent en ressentir.

En revanche, construire un discours sur une prétendue "accélération de la Terre" fragilise la crédibilité de pratiques par ailleurs sérieuses et bien fondées. La rigueur scientifique et l'expérience sensible du son ne sont pas incompatibles : au contraire, s'appuyer sur des faits vérifiables renforce la confiance et la valeur de ce que l'on propose.

J'ai à coeur, par le phénomène de la reproduction, de pouvoir confirmer que ces fréquences rentrent bien en résonance avec les organismes vivants car nous sommes des êtres de lumière et nous avons besoins de ces fréquences biocompatibles pour que notre organisme assimile une partie de ces informations de vie qui vibrent tout autour de nous constamment mais aussi périodiquement.

Comme nous le démontre Sir Jagadish Chandra Bose avec ses travaux en électrophysiologies, les végétaux peuvent recevoir des informations sous forme d'ondes qui n’apparaissent qu’une fois par an (f = 32 nHz) ainsi qu’à des ondes émises 500 000 fois par seconde (f = 500 Khz). 

Restons à l'écoute du vivant et des bonnes ondes qui forment cette "symphonie cosmique".

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